Résumé de notre voyage au Canada en famille
Notre road trip d’1 mois au Canada en famille a été une aventure sympathique à travers le Québec et la Gaspésie. De Montréal aux fjords du Saguenay, en passant par les chutes de Montmorency et le rocher Percé, voici notre itinéraire complet avec budget détaillé, conseils pratiques et toutes nos bonnes adresses testées avec 3 de nos enfants.
L’essentiel en bref :
- 📅 Durée : 1 mois (juillet 2025)
- 👨👩👧👦 Composition : Famille de 4 (+ 1 22 ans qui nous a rejoint)
- 🚙 Transport : Environ 3700 Km Camping-car (VR) loué + voiture de location
- 🏕️ Hébergement : Camping sauvage + campings aménagés + auberge + hôtel
- ⭐ Coups de cœur : Croisière baleines aux Escoumins, Parc national de la Mauricie, Wendake, Fjord du Saguenay
Budget détaillé pour 1 mois au Canada en famille
- Vols 1900€ | Paris-Montréal A/R (4 personnes) avec French Bee |
- Location véhicules 3400€ | Camping-car 18 jours + voiture 2 jours + 200 € Traversée ferry
- Carburant 825€
- Hébergements 85€ Campings + 2 nuits hôtel
- Activités & visites 700€ Croisière baleines, parcs nationaux, musées…
- Nourriture 900 € Courses + quelques restaurants
Jour 1 : Arrivée à Montréal et premières découvertes
Vol Paris → Montréal
C’est à quatre que nous avons pris la route en direction de Paris Orly, l’excitation dans les valises, le départ prévu à 19h20 pour Montréal.
Le vol s’est plutôt bien déroulé : 7 heures dans les airs, une petite nuit entamée entre deux plateaux repas et un film, et nous voilà atterrissant à 21h (heure locale) à l’aéroport international Montréal-Trudeau.
Heureusement, nous avions rempli l’application ArriveCAN à l’avance, ce qui nous a fait gagner un temps précieux à la douane. En quelques minutes, nous étions dehors… accueillis par une pluie froide — bienvenue au Québec !
Mais c’est à la sortie de l’aéroport que les choses se corsent. Pas de bagage en soute, donc on pensait filer vite… sauf que pour le Uber, une queue en serpentin interminable nous attendait. Près de 2 heures d’attente. Ce n’est que le lendemain que nous comprenons la situation : une mini tempête avait retardé plusieurs vols… tout le monde est arrivé en même temps.
Nous rejoignons finalement notre auberge de jeunesse vers 23h30, exténués mais heureux de retrouver Louna, déjà installée au Canada depuis une semaine. Nino, lui, est resté en France : il vient de décrocher son BTS et termine son contrat d’alternance.
Jour 2 : Montréal - Basilique Notre-Dame et immersion culturelle
Réveil matinal et grande nouvelle
Le décalage horaire fait son œuvre : à 5h30, tout le monde est déjà réveillé. Direction le petit déjeuner dès 7h, avant un retour express sous la couette… du moins, c’était le plan. Car une grande nouvelle tombe : mon nouvel employeur m’appelle pour m’annoncer que je suis recrutée ! Impossible de dormir après ça, l’émotion est trop forte !
Vers 9h, on file tous prendre le métro de Montréal, direction la Basilique Notre-Dame via la ligne orange. Inauguré en 1980, le métro de Montréal est l’un des rares en Amérique du Nord à rouler sur pneus en caoutchouc, comme à Paris. Très pratique et bien desservi !
Sur place, nous découvrons l’extérieur de la basilique, bien qu’un des côtés soit en travaux. L’entrée coûte 6 € mais nous décidons de ne pas visiter l’intérieur cette fois-ci. la basilique Notre-Dame, construite au 19e siècle, est l’un des joyaux architecturaux de Montréal, avec ses vitraux racontant l’histoire de la ville plutôt que des scènes religieuses.
Magasinage & mission chaussures
Les filles veulent “magasiner” — on s’habitue au vocabulaire québécois ! Cap donc sur les boutiques du centre-ville. Emy déniche enfin des Dr. Martens à prix plus doux qu’en France, tandis que Lili craque pour des Converse. Les achats pour la rentrée sont déjà bien entamés.
Pendant ce temps, avec Timothée, on récupère nos bagages à l’auberge et on file chercher une voiture via l’appli Turo (location de voiture entre particuliers, super pratique ici). Objectif : aller chercher notre véhicule récréatif, ou VR comme on dit ici. Après 2h30 de route, on découvre notre maison sur roues pour les prochains jours : il est immense, il va falloir être prudents !
En route vers l’aventure
Retour à Montréal pour rendre la voiture, épuisés mais contents. Pendant ce temps, Louna, Lili et Emy ont poursuivi leur immersion québécoise en explorant l’OASIS Immersion :Lien billet ici . Courses faites, équipage au complet, nous arrivons enfin vers 22h30 à notre premier stop : le Camping Le Marquis, situé à 45 minutes de Montréal. Simple et bien situé, ce camping marque le vrai début de notre aventure nomade. Bilan de la journée : 19 km à pied pour les filles, des files d’attente, de la route. Malgré tout, le road trip canadien peut enfin commencer !
📍 Nos visites du jour : Basilique Notre-Dame de Montréal – Adresse : 110 Rue Notre-Dame Ouest – Tarif : 6 € (non visitée de l’intérieur) – À savoir : Vitraux racontant l’histoire de Montréal.
OASIS Immersion – Tarif : ~25 CAD – Durée : 1h – Notre avis : Magnifique expérience immersive, idéale pour ados. prévoir un petit gilet, la climatisation est forte !
Nuit :Camping Le Marquis (~35 CAD) – Vue sur fleuve Saint-Laurent – Piscine – À 45 min de Montréal
Jour 3 – Une belle matinée… avant la galère
Réveil matinal pour toute la troupe, mais avec une vue sympathique sur le fleuve Saint-Laurent. On ne se presse pas ce matin — seulement 1h30 de route au programme pour rejoindre notre prochaine étape. On en profite donc pour se détendre dans la toute petite mais charmante piscine du camping. Un vrai moment de calme avant de reprendre la route.
Vers midi, il est temps de quitter l’endroit. On décide de longer le fleuve en prenant la route 138, plus pittoresque que l’autoroute 40.
Petite pause carburant en chemin. Et là, les ennuis commencent.
Quelques kilomètres plus loin, un bruit étrange se fait entendre dans le moteur. On a du mal à accélérer. Quelque chose ne tourne pas rond.
Nous décidons de sortir à Shawinigan et d’appeler le propriétaire du camping-car. Sa réponse est immédiate : erreur de carburant ! Nous avons mis du gasoil à la place de l’essence. Le bouchon indiquait “gasoline” — on n’a pas cherché plus loin. Malheureusement, au Québec, “gasoline” = essence, pas diesel…
Heureusement, il y a un garage Ford juste à côté. Ils sont super sympas, mais malheureusement, le véhicule est trop gros pour leur atelier. Et comme il y a un clapet anti-retour, impossible de vidanger par le bouchon. Il faudrait démonter le réservoir.
Ils passent une dizaine de coups de fil à d’autres garages autour. Tous donnent la même réponse : ils ne peuvent pas prendre en charge un véhicule de cette taille.
Alors qu’on s’apprête à partir, ils passent un dernier coup de fil. Un mécano pourrait peut-être venir jeter un œil, mais il est déjà sur un autre appel.
On nous conseille d’attendre sur le parking d’un centre commercial tout proche.
Le gars arrive en fin de journée… mais comme les autres, il n’a pas l’équipement nécessaire pour démonter le réservoir.
Avant de partir, il pense à un dernier garage susceptible d’avoir une fosse adaptée, mais il faudra attendre demain matin, 8h, pour les contacter.
Ce n’était clairement pas la journée rêvée, mais on garde le moral. On espère trouver une solution rapidement pour ne pas trop chambouler la suite du voyage.
En attendant, on passe la nuit sur ce grand parking, entre espoir, stress et résignation. Ça aussi, ça fait partie de l’aventure !
Jour 4 : Péripéties mécaniques, entraide québécoise et randonnée bien méritée
La journée commence dans l'attente
Il est 8h, et on espère encore un appel salvateur de notre contact de la veille, qui nous avait promis de chercher une solution. Mais… rien. Silence radio. Très probablement parce qu’il n’a rien trouvé. L’espoir s’étiole.
Nous prenons les choses en main : c’est parti pour une session d’appels frénétiques à tous les garages des environs. Après une quinzaine de coups de fil, toujours la même réponse : les garages auto n’ont pas la place, et les garages poids lourds ne prennent pas les camping-cars. Frustration maximale. Le stress monte sérieusement. Malgré les conseils reçus (et les forums lus) nous disant qu’il est quasi impossible de siphonner un réservoir à cause d’un clapet anti-retour, on décide quand même de tenter le coup nous-mêmes. Direction un magasin de bricolage à 500 mètres du parking, dans l’espoir de trouver un tuyau.
Sauf que… surprise ! Ce n’est pas un magasin de bricolage, mais un petit garage auto. On explique notre situation au mécano, qui nous dit :
“Ramenez le véhicule, je vais jeter un œil.”
Sauf que quand il voit notre camping-car arriver… il blanchit un peu :
“Ah je croyais que c’était une voiture ! Je suis pas sûr d’y arriver…”
Notre dernier espoir chancelle.
Mais il est sympa, alors il tente quand même. Un tuyau, puis deux, puis trois… Rien n’y fait, ça coince. Puis, il sort une petite pompe manuelle. Et là, miracle : le gasoil commence à sortir ! Il persiste, méthodique et patient, et au bout d’1h30, il réussit à vider les 200L de mauvais carburant.
Et ce n’est pas tout : il m’accompagne ensuite jusqu’à la station-service du coin avec son propre véhicule, pour être sûr qu’on reparte sur de bonnes bases. Franchement, ce gars a sauvé notre journée.
Direction le Parc national de la Mauricie
L’incident réglé, on se dit qu’il est temps de reprendre le programme prévu – avec un peu de retard. Direction le Parc national de la Mauricie pour une randonnée dans l’après-midi.
On choisit le sentier du Lac Solitaire : 6 km, indiqué “niveau intermédiaire” Disons qu’à mon niveau de “sportif vacancier”, c’était plutôt niveau commando, mais l’effort valait le coup. Les paysages sont superbes, avec une vue dégagée sur le lac, le silence ponctué par les chants d’oiseaux, et une ambiance paisible typique de la Mauricie.
Côté moustiques ? On s’était bien préparés : spray anti-bestioles vidé intégralement sur nous. Résultat : pas trop embêtés. Une victoire de plus dans cette journée.
Alors que les premiers grondements d’orage résonnent au loin, on termine notre boucle et on remonte dans notre camping-car. On reprend la route pour une petite heure, histoire de se rapprocher de notre prochaine étape.
Infos :
Le Parc national de la Mauricie, situé au cœur des Laurentides (Québec), couvre plus de 536 km² de forêts, de lacs et de rivières, géré par Parcs Canada . Accessible via deux entrées principales : Saint-Jean-des-Piles (côté sud) et Saint-Mathieu-du-Parc.
📍 Notre randonnée du jour :
Sentier du Lac Solitaire – Parc national de la Mauricie
- Distance : 6 km aller-retour (boucle)
- Durée : 2h30 à 3h
- Dénivelé : 443 m
- Niveau : Intermédiaire (montée soutenue sur 1ère moitié)
- Point fort : Chaises rouges emblématiques + vue panoramique sur le lac
- Accès : Pavillon Rivière-à-la-Pêche via Saint-Jean-des-Piles
- Tarif : Gratuit (parc fédéral canadien)
Jour 5 : Québec, ses ruelles historiques et les chutes de Montmorency
Direction la vieille capitale
Ce matin, on met le cap sur Québec, les grandes villes, ce n’est pas trop notre truc, surtout avec un camping-car de plus de 8 mètres de long… Mais bon, Québec, on ne pouvait pas passer à côté !
On arrive tôt, ce qui s’avère être une bonne stratégie : on trouve une place proche du port, à deux pas du Vieux-Québec. C’est pratique pour éviter de trop grimper… même si on se rend vite compte que les pentes sont inévitables par ici !
Nous commençons notre exploration par les ruelles pavées du Vieux-Québec, un quartier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’ambiance y est vraiment particulière, entre façades colorées, cafés pittoresques, et musique de rue. Notre promenade nous mène devant la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, un édifice impressionnant datant du XVIIe siècle, considéré comme la plus ancienne cathédrale en Amérique du Nord. Elle a été plusieurs fois détruite et reconstruite, mais garde une place centrale dans l’histoire religieuse du pays.
Château Frontenac
Un peu plus haut, on rejoint la terrasse Dufferin pour admirer la vue depuis le Château Frontenac, probablement l’hôtel le plus photographié du monde ! Le château, construit en 1893 par la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique, domine le fleuve Saint-Laurent. Bon, honnêtement, la vue sur le fleuve n’est pas incroyable — un peu trop ambiance port industriel à notre goût — mais le bâtiment en lui-même vaut clairement le détour.
On continue notre balade dans les ruelles animées et on se laisse tenter par les fameuses sucettes au sirop d’érable. Verdict ? Bof pour moi, et les filles, au départ ont aimés , puis finissent par grimacer à cause du sucre. Expérience faite !
Les chutes de Montmorency, plus hautes que Niagara !
Après la ville, place à la nature. À seulement 12 km du centre-ville, se trouvent les chutes de Montmorency, plus hautes que celles du Niagara avec leurs 83 mètres de hauteur (contre 51 m pour Niagara).
Le débit est impressionnant, surtout en été, et la bruine générée est telle qu’on finit trempés rien qu’en s’approchant. Il existe deux façons de les admirer :
Depuis le bas, via une courte balade d’environ 10 minutes accessible à tous.
Pour les plus motivés, la montée de 487 marches mène au pont suspendu qui passe juste au-dessus de la chute.
Petite info historique : les chutes de Montmorency doivent leur nom à Charles de Montmorency, un amiral français du XVIe siècle.
Elles n’ont pas toujours été là juste pour le spectacle.
Autrefois, elles servaient à produire de l’hydroélectricité et faisaient tourner des scieries grâce à la force de l’eau. Elles ont aussi joué un rôle stratégique pendant la guerre de Sept Ans, en 1759.
Aujourd’hui, elles sont surtout un lieu touristique et sportif, avec rando, tyrolienne, pont suspendu.
Après cette bonne dose d’eau et de marche, on reprend la route vers notre spot pour la nuit.
📍 Nos visites du jour :
Vieux-Québec (matinée)
- Quartier classé UNESCO
- Durée visite : 2-3h à pied
- À voir : Ruelles pavées, Château Frontenac, terrasse Dufferin, basilique Notre-Dame
- Stationnement camping-car : Port de Québec (arriver avant 10h pour trouver une place)
- Conseil : Les pentes sont raides, prévoir de bonnes chaussures !
Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec
- Plus ancienne cathédrale d’Amérique du Nord (XVIIe siècle)
- Entrée gratuite
- Visite rapide : 15-20 min
Château Frontenac
- Hôtel emblématique (1893)
- Vue extérieure gratuite
- Terrasse Dufferin : promenade en bois avec vue sur fleuve
Chutes de Montmorency ⭐
- Distance de Québec : 12 km (15 min en voiture)
- Hauteur : 83 mètres (plus hautes que Niagara !)
- Tarif : Accès par le bas gratuit / Pont suspendu + téléphérique payant
- Durée visite : 1h30 à 2h
- Activités : Balade en bas (10 min), escaliers (487 marches), pont suspendu, tyrolienne (en supplément)
Jour 6 : Canyon Sainte-Anne et le charme de Baie-Saint-Paul
Tyrolienne au-dessus du vide
Après une nuit paisible près de Beaupré, on se réveille de bonne heure pour rejoindre le Canyon Sainte-Anne, l’un des sites naturels les plus impressionnants de la région. On y arrive quasiment à l’ouverture, ce qui est idéal : le parc est encore calme, presque désert. On a la sensation d’avoir la nature rien que pour nous.
Avant même d’explorer le sentier, on avait réservé une activité un peu spéciale : l’Air Canyon ! C’est une tyrolienne (ou plutôt un siège suspendu motorisé) qui file à 50 km/h juste au-dessus du canyon. Certes, c’est rapide mais quelle vue ! On survole les chutes et les gorges à plus de 90 mètres de haut. Une belle montée d’adrénaline et un point de vue unique pour démarrer la visite.
Ensuite, place à la découverte à pied. Le sentier est très bien aménagé, jalonné de belvédères et de ponts suspendus qui offrent des perspectives superbes sur la faille rocheuse creusée par la rivière Sainte-Anne-du-Nord. Nous commençons par un premier pont de bois, puis nous longeons le canyon entre forêt dense, escaliers et plateformes d’observation. Petite surprise en arrivant au pont situé au fond du parcours : il est en réfection ! Demi-tour obligatoire ! Heureusement, il y a une autre boucle qui descend par une longue volée de près de 200 marches pour atteindre un second pont plus bas.
Un petit plus pour les familles : le parc propose aussi un sentier ludique pour enfants, avec des structures en bois, une mini-tyrolienne, des troncs pour sauter de l’un à l’autre, et quelques jeux d’équilibre.
Nous reprenons ensuite la route direction Baie-Saint-Paul, et là… gros coup de cœur ! Cette petite ville a tout d’une carte postale estivale : des maisons colorées dignes de Disneyland, des rues bordées de galeries d’art, et une ambiance paisible. Nous flânons dans le centre et poussons la porte d’une petite exposition d’art.
Anecdote : Baie-Saint-Paul est connue pour avoir vu naître le Cirque du Soleil ! C’est dans les années 80 que les fondateurs ont commencé à y jouer dans la rue, avant d’atteindre la renommée mondiale.
En fin d’après-midi, les filles réclament une pause baignade dans le fleuve Saint-Laurent. On s’arrête donc sur une plage à quelques kilomètres… mais une fois arrivées, changement d’avis : l’eau est un peu douteuse, assez trouble, avec de la mousse. Quelques baigneurs osent s’y aventurer, mais de notre côté, on se contente d’un aller-retour express sur le sable.
Notre journée se termine dans le calme du Parc national des Grands-Jardins
📍 Nos visites du jour :
Canyon Sainte-Anne ⭐
- Distance de Québec : ~40 km (environ 45 min)
- Tarif : ~15 CAD/adulte (accès sentiers) + Air Canyon en supplément (~30 CAD)
- Durée visite : 2h à 2h30
- Points forts :
- Air Canyon (tyrolienne motorisée à 90m de hauteur)
- Ponts suspendus spectaculaires
- Chutes et gorges impressionnantes
- Aire de jeux pour enfants
- Difficulté : Facile (sentiers aménagés, quelques escaliers)
- Conseil : Arriver tôt le matin pour éviter la foule
Baie-Saint-Paul ⭐⭐⭐
- Distance du Canyon : ~25 km
- Durée visite : 2-3h de flânerie
- À voir :
- Rues colorées et maisons pittoresques
- Galeries d’art contemporain
- Boutiques artisanales locales
- Église au centre-ville
- Ambiance : Village artistique, berceau du Cirque du Soleil
- Stationnement : Gratuit dans le centre
Jour 7 : Randonnée de La Chouenne, route panoramique et art à Saguenay
Réveil nature dans les Grands-Jardins
Nous ouvrons les yeux dans le Parc national des Grands-Jardins.
Notre objectif du matin : la randonnée du sentier de La Chouenne. Situé à quelques kilomètres de notre campement, ce sentier de 5 km aller-retour est réputé pour son panorama à couper le souffle au sommet. Le début du chemin est plutôt facile, on progresse dans une végétation dense, entre pins, épinettes et mousse au sol, typique de la forêt boréale québécoise.
Mais les choses se corsent sur la dernière portion : ça grimpe sérieusement ! Une bonne suée, mais l’effort est vite récompensé. Arrivés en haut, le point de vue est splendide : on surplombe toute la vallée, les forêts s’étendent à perte de vue, avec quelques lacs en contrebas. On s’offre une longue pause bien méritée pour savourer ce spectacle et prendre quelques photos. Le soleil est au rendez-vous, ce qui rend l’instant encore plus agréable.
Route panoramique vers Saguenay
Dans l’après-midi, nous reprenons la route vers Saguenay, et le trajet est un bonheur à lui seul. On a vraiment l’impression d’entrer dans une carte postale canadienne : des routes droites bordées d’immenses forêts de conifères, des lacs qui apparaissent au détour d’un virage. C’est exactement ce qu’on imaginait du Québec avant de venir.
Une fois arrivés à Saguenay, on fait un arrêt dans le quartier de Chicoutimi pour découvrir un lieu culturel atypique : une ancienne usine transformée en centre d’art contemporain. Le cadre industriel contraste avec les œuvres exposées, ce qui donne une atmosphère unique. On y découvre quatre expositions différentes, mais c’est surtout celle de Jean Jules qui nous a le plus marqué : couleurs vives, œuvres originales.
En fin de journée, on traverse la rivière Saguenay, ce fleuve impressionnant qui relie le lac Saint-Jean au fleuve Saint-Laurent, et on s’installe dans notre spot du soir, prêts pour une nouvelle étape demain.
📍 Notre randonnée du jour :
Sentier de La Chouenne – Parc national des Grands-Jardins
- Distance : 5 km aller-retour (boucle)
- Durée : 2h30 à 3h
- Dénivelé : ~300 m
- Niveau : Intermédiaire (début facile, dernière portion raide)
- Point culminant : Vue panoramique 360° sur vallées et lacs
- Accès : Depuis le camping du parc, suivre indications
- Tarif : Inclus dans l’accès au parc (Sépaq)
- Meilleure période : Juin à septembre
📍 Notre visite culturelle : Pulperie de Chicoutimi (Saguenay) ⭐
- Adresse : 300 rue Dubuc, Chicoutimi
- Tarif : ~15 CAD/adulte, gratuit pour enfants selon âge
- Durée visite : 1h à 1h30
- Type : Centre d’art contemporain + musée industriel
- Particularité : Ancienne usine de pâte à papier (1896-1930)
- Expositions : Temporaires et permanentes (art québécois)
Jour 8 : À la recherche des bélugas dans le fjord du Saguenay
Départ plus tardif et route vers le fjord
Ce matin, réveil plus tardif que d’habitude et un départ à 9h30 ! Après plusieurs jours de randonnées et de kilomètres avalés, ce petit moment de repos fait du bien à tout le monde. On prend ensuite la route vers le fjord du Saguenay.
La route qui longe le fjord est vraiment magnifique. Bon, les montagnes de sapins, ce n’est pas forcément mon truc (j’ai plutôt un petit faible pour les paysages arides du Maroc par exemple), mais ici, il faut reconnaître que la nature a mis le paquet. Ces petites cabanes de bois posées au bord de l’eau, ces lacs qu’on croise tous les quelques kilomètres… c’est très beau.
On profite de la route sans se presser – de toute façon, avec notre gros camping-car, impossible de filer à 120 km/h ! Et puis ça nous va bien, parce qu’ici, chaque virage mérite d’être savouré.
Arrivés au Parc national du Fjord-du-Saguenay (secteur Baie-Sainte-Marguerite), on est accueillis comme toujours dans les parcs de la Sépaq, par un agent dans sa petite cabane qui vérifie les entrées. On avait pris la carte annuelle, ce qui nous permet de visiter plusieurs parcs sans payer à chaque fois – un bon plan si vous voyagez plusieurs semaines au Québec.
Sentier de la halte aux Bélugas
L’objectif du jour : tenter d’apercevoir des bélugas, ces cétacés emblématiques du Saint-Laurent. Pour cela, on nous conseille le sentier de la Halte aux Bélugas. On nous assure qu’il est « facile et plat »… et c’est vrai. Mais il faut quand même marcher 6 km aller-retour, et autant vous dire qu’après toutes les randos précédentes, nos jambes commencent à tirer un peu la sonnette d’alarme !
Au bout du chemin, on arrive à une plateforme d’observation avec une vue splendide sur le fjord. Une guide de la Sépaq est sur place pour répondre aux questions, et elle nous apprend plein de choses passionnantes sur les bélugas et les baleines du fleuve : leur migration, leur comportement, les menaces qui pèsent sur eux… Une mini-conférence en pleine nature, hyper intéressante. Sur la dernière photo il s’agit du repas des baleines, elles en mangent environ 4 Tonnes par jour !
Malheureusement, pas de bélugas en vue aujourd’hui, mais la beauté du lieu et la gentillesse de la guide compensent largement. On décide de pique-niquer sur place, espérant en voir surgir un à la surface… mais ce ne sera pas pour cette fois !
À seulement 5 minutes de là, on rejoint notre camping du soir. D’habitude, on privilégie les spots nature, mais de temps en temps, un camping avec services, ça permet de :
Recharger les batteries du camping-car
Faire tourner une ou deux machines à laver
Prendre une bonne douche chaude
Et aujourd’hui, petit bonus : une piscine ! Les filles ne se font pas prier pour finir la journée dans l’eau.
📍 Notre randonnée du jour :
Sentier Halte aux Bélugas – Parc national du Fjord-du-Saguenay
- Secteur : Baie-Sainte-Marguerite
- Distance : 6 km aller-retour
- Durée : 1h30 aller-retour
- Difficulté : Facile (plat, bien aménagé)
- Idéal avec enfants : Oui, accessible poussettes tout-terrain
- Point d’observation : Plateforme en bois face au fjord
- Meilleure période : Juin à octobre (pic en août-septembre)
- Tarif : Inclus dans l’accès au parc (Sépaq)
Ce qu’on a appris sur les bélugas :
- Population Saint-Laurent : ~900 individus (en danger)
- Couleur blanche : uniquement à l’âge adulte (jeunes = gris)
- Alimentation baleines : jusqu’à 4 tonnes de krill par jour
- Protection stricte : distance minimale 400m en bateau
- Menaces : pollution sonore, contamination chimique, collisions
Jour 9 : Loups, poutine et découverte de Tadoussac
Visite matinale avec le soigneur animalier
Après une nuit pas des plus reposantes (merci aux voisins peu discrets… les joies du camping parfois !), on démarre la journée en douceur. Direction un petit tour avec le soigneur du camping, qui s’occupe ici d’un refuge pour animaux.
Il commence par nous présenter deux loups. Il nous explique leur comportement, leur hiérarchie sociale…
Puis, on découvre l’histoire étonnante d’un Watusi, impressionnant bovin africain avec ses cornes immenses, saisi car détenu illégalement au Canada. Ensuite viennent les cerfs de Virginie, curieux et gracieux, et pour clôturer la visite, on fait la rencontre de Guillaume, le lama.
Cap sur Tadoussac, village emblématique
Après cette parenthèse animalière, on reprend la route… pour à peine 20 minutes ! Cette année, c’est vraiment le slow travel qui prime.
Nous arrivons à Tadoussac, petite ville pleine de charme, nichée là où le fjord du Saguenay rejoint le fleuve Saint-Laurent. C’est aussi l’un des plus anciens établissements européens d’Amérique du Nord, fondé officiellement en 1600 par Pierre de Chauvin, ce qui en fait un site historique majeur au Québec.
On traverse ses rues tranquilles pour rejoindre un bistrot en bord de port, où l’on goûte enfin à la célèbre poutine. Frites croustillantes, fromage en grains fondant… mais la sauce brune au whisky et poivre divise un peu Verdict : pas un coup de cœur pour tous, mais une expérience à tenter !
Centre d'interprétation des mammifères marins
Juste à côté, on visite le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM). Un lieu petit mais vraiment passionnant ! On y découvre la faune marine du Saint-Laurent, dont plusieurs espèces de baleines, dauphins, marsouins, et bien sûr, les fameux bélugas.
Et là, coup de cœur collectif : l’animatrice qui nous guide est exceptionnelle. Elle vit littéralement ce qu’elle raconte. Elle s’émeut devant les vidéos de bébés bélugas, partage ses connaissances avec une telle sincérité que l’attention de toute la salle est captée. Rien de scolaire, rien de figé : juste du vrai, du vivant, de la passion.
Et visiblement, ce n’était pas un cas isolé : la veille, à la Halte du Béluga, la naturaliste avait cette même approche, pleine de chaleur et d’humanité. Un vrai plaisir !
La journée s’achève avec un dernier regard sur le Saint-Laurent, avant de remonter dans notre VR. On reprend la route vers notre spot du soir, qui s’annonce particulièrement beau.
📍 Nos visites du jour :
Refuge animalier du camping (~1h de visite)
- Animaux présents : Loups, Watusi, cerfs de Virginie, lama
- Visite guidée : Incluse dans le séjour camping
- Éducatif et passionnant : Le soigneur partage beaucoup d’infos
- Idéal pour les enfants
- Tadoussac – Le village
- Fondation : 1600 (un des plus anciens villages d’Amérique du Nord)
- Population : ~800 habitants (village minuscule !)
- À voir : Église rouge et blanc, port, ruelles pittoresques
- Ambiance : Touristique mais charmant
- Meilleure saison : Mai à octobre
- Stationnement : Gratuit près du port (mais limité en haute saison)
Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) ⭐⭐⭐
- Adresse : 108 rue de la Cale Sèche, Tadoussac
- Tarif : ~15 CAD/adulte, tarifs réduits enfants
- Durée visite : 1h30
- Type : Musée interactif + expositions
- Points forts :
- Squelettes de baleines grandeur nature
- Vidéos sous-marines spectaculaire
- Animateurs passionnés et passionnants
- Explications sur toutes les espèces du Saint-Laurent
- Idéal en famille : Oui, très pédagogique pour enfants
- Notre coup de cœur : L’animatrice exceptionnelle qui transmet sa passion
Jour 10 : À la rencontre des géants marins
Réveil aux aurores pour la grande aventure
Ce matin, réveil aux aurores pour être à l’heure à notre rendez-vous de 9h aux Escoumins. Aujourd’hui, c’est croisière d’observation des baleines !
J’avais soigneusement choisi le lieu et l’entreprise après pas mal de recherches : les Escoumins sont réputés pour être plus calmes et authentiques que Tadoussac, et je voulais surtout une compagnie respectueuse des animaux. Ici, pas de mises en scène, pas de nourrissage pour attirer les cétacés — juste l’envie sincère de les observer dans leur milieu naturel, sans les déranger.
Embarquement sur le zodiac
Nous embarquons sur un zodiac, à seulement 9 personnes à bord, réparties en deux familles. C’est presque une croisière privée ! Notre capitaine, Julie, est passionnée, douce et très respectueuse de la faune. Elle nous explique les règles imposées au Canada pour protéger les mammifères marins : par exemple, la vitesse maximale autorisée est de 25 nœuds, mais leur entreprise a choisi de ne jamais dépasser 20 nœuds. Les distances d’approche sont aussi strictement respectées.
Notre expédition commence doucement. On aperçoit rapidement des marsouins, puis soudain, une baleine ! Julie la reconnaît immédiatement : c’est Élyne, une habituée des lieux. Chaque baleine est identifiable grâce à la forme unique de sa queue, et beaucoup reviennent année après année.
On l’observe quelques instants… et elle finit par s’endormir ! Oui, les baleines dorment à moitié — littéralement : une moitié de leur cerveau reste éveillée pour gérer la respiration. Si seulement on pouvait en faire autant pour gagner du temps !
On laisse Élyne tranquille et on se dirige vers un autre secteur. En chemin, on aperçoit des pingouins, des rorquals, et même des bélugas ! Pour ces derniers, l’approche est très réglementée : pas moins de 400 mètres de distance afin d’éviter tout risque. Ce sont des animaux curieux qui pourraient s’approcher du bateau et se blesser ; ils sont en déclin, et une protection stricte est nécessaire.
Enfin, on fait la rencontre de Yvon, une immense baleine à bosse bien réveillée celle-ci ! On la voit faire surface, rejeter son souffle en gerbe, puis plonger à nouveau. Elle reste immergée 6 à 7 minutes, et le suspense est total : où ressortira-t-elle ? Toute l’embarcation est à l’affût, prête à repérer le moindre souffle ou mouvement.
C’était une matinée incroyable. Première fois que nous voyions des baleines. Un vrai moment de magie, à la fois apaisant, instructif et émouvant.
Après cette belle expérience, nous reprenons la route vers notre camping d’il y a deux jours, pour être bien placés pour une nouvelle aventure demain…
📍 Notre croisière baleines du jour :
Du Fleuve – Croisières aux baleines, Les Escoumins ⭐⭐⭐
- Adresse : 31 rue des Pilotes, Les Escoumins, QC G0T 1K0
- Tarif : ~90 CAD/adulte, ~80 CAD/enfant (tarifs 2024-2025)
- Durée : 2h30
- Type embarcation : Zodiac (12 passagers maximum)
- Saison : 1er mai au 31 octobre, 7j/7 entre 9h et 19h
- Départs : Plusieurs créneaux par jour
- Lien : par ici
Espèces observées lors de notre sortie :
- Baleine à bosse (Yvon) ⭐
- Marsouins communs
- Rorquals (au loin)
- Bélugas (à distance réglementaire)
- Guillemots (pingouins)
Pourquoi nous avons choisi Du Fleuve :
Respect de la faune :
- Zodiacs intimistes (maximum 12 passagers vs 50+ sur gros bateaux)
- Vitesse limitée volontairement à 20 nœuds (vs 25 autorisé)
- Distances d’approche respectées scrupuleusement
- Pas de harcèlement des animaux
- Guides naturalistes passionnés et respectueux
Jour 11 : Au cœur de la forêt boréale et traversée du Saint-Laurent
Départ aux aurores avec Sylvain
Le réveil pique un peu ce matin : rendez-vous à 6h tapantes avec Sylvain, notre guide du jour, pour une immersion dans la forêt boréale québécoise, au sein de la ZEC Chauvin. Le ciel est chargé, l’ambiance un peu brumeuse, mais on garde espoir d’apercevoir un orignal, peut-être même un ours noir…
Dès notre arrivée, un castor se montre discret, traversant une rivière pour rejoindre sa hutte. Un moment furtif, qui donne le ton. Sylvain nous explique que dans cette ZEC (Zone d’exploitation contrôlée), il n’y a pas ou très peu d’habitations permanentes, à part quelques chalets de vacances. Cette régulation permet de préserver la tranquillité de la faune.
Tout au long de la matinée, on s’arrête près de plusieurs petits lacs , entourés de pins, de bouleaux, d’érable rouge et surtout de sapins baumiers. Saviez-vous que ces arbres contiennent une résine antiseptique ? Percée d’une petite cloque, elle peut être appliquée sur une plaie pour accélérer la cicatrisation – une astuce bien utile !
La marche s’intensifie à mesure que l’on pénètre dans la forêt boréale. Le sol est tapissé de lichens blancs, la nourriture favorite des orignaux. On goûte quelques bleuets (les myrtilles locales) qui commencent tout juste à mûrir – signe que les ours ne vont pas tarder a venir car c’est leur nourriture préférée. Malheureusement, nous n’en croiserons pas aujourd’hui…
Les moustiques et autres « bibittes » locales sont bien au rendez-vous. Heureusement, Sylvain a pensé à tout et nous prête des filets anti-moustiques pour la tête. Pas très glamour, mais diablement efficace.
Sylvain nous parle ensuite d’un phénomène impressionnant : la tordeuse des bourgeons de l’épinette, une petite chenille qui, tous les 15 à 18 ans, ravage littéralement la canopée. Elle peut tuer des milliers d’arbres en rongeant leurs aiguilles et leur écorce. C’est un processus naturel et nécessaire qui aide à la régénération de la forêt, mais son cycle s’accélère avec le réchauffement climatique, ce qui pourrait menacer cet équilibre.
Au bout du sentier, une magnifique chute d’eau nous attend, en pleine rivière à saumon.
Retour et transit vers Trois-Pistoles
Retour rapide au camping juste pour une lessive express : nos seuls pantalons sont trempés. Puis, direction Les Escoumins, où Sylvain nous recommande une petite boulangerie locale. On jette un œil… mais 7 CAD pour un pain tranché, on passe notre tour ! C’est une constante au Québec : la nourriture peut vite faire exploser le budget.
L’après-midi, on embarque à bord du traversier Les Escoumins–Trois-Pistoles, une excellente alternative à la longue route passant par Québec. La traversée, d’environ 1h30, permet de couper à travers le fleuve Saint-Laurent tout en profitant (quand le temps le permet) de vues splendides sur les deux rives. Malheureusement aujourd’hui, le temps est exécrable, la mer agitée nous secoue un peu – mais ça fait partie de l’aventure.
À l’arrivée, on fait le plein de carburant et de provisions, car la Gaspésie nous tend les bras, avec ses paysages spectaculaires à découvrir dès demain.
📍 Notre activité du jour :
Excursion forêt boréale avec Cœur Sauvage ⭐⭐⭐
Informations pratiques :
- Entreprise : Cœur Sauvage
- Guide : Sylvain (passionné et pédagogue)
- Adresse : 545, chemin du Vieux-Pont, Sacré-Cœur, QC G0T 1Y0
- Téléphone : 418 563-0961
- Site : www.coeur-sauvage.ca
Détails de l’activité :
- Durée : 4 heures (6h-10h environ)
- Tarif : ~90 CAD/personne
- Période : Juin à fin octobre
- Groupe : Maximum 6 personnes (sortie intimiste)
- Départ : 6h du matin (observation faune)
- Lieu : ZEC Chauvin (forêt boréale)
📍 Traversée en ferry :
Traversier Les Escoumins – Trois-Pistoles
- Compagnie : Société des traversiers du Québec (STQ)
- Durée : 1h30
- Distance : ~20 km sur le Saint-Laurent
- Tarif : ~25-30 CAD/véhicule + passagers
Jour 12 : Entrée en Gaspésie – art insolite, chute cachée et premières marées
Réveil en douceur et cap sur la Gaspésie
Ça y est, on entre officiellement en Gaspésie ! On quitte Rimouski après une nuit parfaite : zéro bruit, zéro lumière, juste nous et le van garé sur un spot tranquille. Forcément, le réveil se fait en douceur et on décolle vers 10 h, cap sur Sainte-Anne-des-Monts en longeant la côte.
Premier arrêt à Sainte-Flavie, pile à l’entrée de la Gaspésie. Ici, impossible de rater ce lieu étrange et captivant : le Centre d’art Marcel Gagnon, connu pour son installation “Le Grand Rassemblement”.
Il s’agit de plus de 80 statues en béton, grandeur nature, qui semblent sortir lentement du fleuve Saint-Laurent. Certaines sont immergées, d’autres sur la plage, toutes tournées vers le rivage, comme attirées par quelque chose d’invisible. L’œuvre symbolise le lien entre les humains et la nature, la fragilité de la mémoire, mais aussi l’histoire de ceux venus du large.
À marée haute, on a vraiment l’impression qu’elles marchent vers nous. L’ambiance est étrange, poétique, presque un peu mystique. Moi, j’ai adoré. Louna, plus critique, a trouvé le travail “trop grossier”, et Timothée… disons qu’il n’aime pas le béton. Le centre propose aussi une galerie d’art, des expositions temporaires, et un resto/terrasse face au fleuve, mais on n’a pas testé.
La Chute Ti-Mé, trésor caché de Saint-Ulric
De retour sur la route, on fait un stop vers Saint-Ulric, pour voir la Chute Ti-Mé. Totalement hors des sentiers battus, ce petit coin de nature mérite vraiment le détour.
L’accès se fait via un chemin forestier bien entretenu, moins de 2 km aller-retour, sans difficulté. On y arrive en 20 minutes. Et là, surprise : une jolie cascade encaissée, bien vive, avec un débit puissant pour sa taille. Il n’y a personne, pas de barrières, pas d’infrastructure touristique. Juste la nature, l’eau qui coule, et nous.
Installation à Cap-Chat face au fleuve
Notre objectif initial était de dormir à Sainte-Anne-des-Monts, mais on se rend vite compte qu’il n’y a aucun spot gratuit ou toléré. On s’arrête donc à Cap-Chat, un petit village côtier.
On trouve un spot face au fleuve, qui commence franchement à ressembler à la mer : algues, odeur salée, marées visibles, petites vagues… L’ambiance est vraiment différente de ce qu’on a connu depuis le Bas-Saint-Laurent. Le coucher de soleil est magnifique.
Côté négatif : le spot est un peu trop proche de la route principale. Ce n’est pas le silence de la veille à Rimouski, mais on s’adapte. Et surtout, on commence à sentir que trouver des endroits où dormir va devenir plus compliqué en Gaspésie. On entre dans une zone plus touristique, plus réglementée.
📍 Nos visites du jour :
Centre d’art Marcel Gagnon – Sainte-Flavie ⭐
- Adresse : 564, route de la Mer, Sainte-Flavie
- Installation « Le Grand Rassemblement » : Plus de 80 statues en béton
- Œuvre extérieure : Gratuite, accessible en tout temps
- Galerie et boutique : Ouvertes de mai à octobre, 10h-17h
- Restaurant : Terrasse face au fleuve
- Durée visite : 30 min à 1h
- Meilleur moment : Marée haute (statues plus impressionnantes)
- Particularité : Marque l’entrée officielle de la Gaspésie
Chute Ti-Mé – Saint-Ulric ⭐⭐⭐
- Accès : Route 132, peu indiqué (chercher panneau discret)
- Distance : ~1,7 km aller-retour
- Durée : 30-40 min aller-retour
- Niveau : Facile (chemin forestier plat)
- Tarif : Gratuit
- Particularité : Site peu fréquenté, sauvage et authentique
- Notre avis : Vrai coup de cœur pour l’aspect « secret » et préservé
- Conseil : Pas d’infrastructures, prévoir eau et collation
Jour 13 : Mont Ernest‑Laforce + route jusqu’à Gaspé
Une nuit agitée
La nuit n’a pas été des plus reposantes. Le bruit des voitures proches du spot a un peu gâché notre sommeil. On quitte donc assez tôt notre emplacement pour prendre la route vers le parc national de la Gaspésie, avec en ligne de mire une courte rando au mont Ernest-Laforce.
On opte pour la boucle du mont Ernest, une boucle d’un peu moins de 5 km, annoncée de niveau facile à intermédiaire. On commence à connaître la chanson : “intermédiaire” ici, ça veut généralement dire que ça grimpe bien sur une bonne moitié du parcours. Et en effet, ça monte, mais ça reste tout à fait faisable, même pour les non-initiés. L’effort est vite récompensé : arrivés au sommet, on découvre une vue à 360° sur les montagnes alentour, avec notamment les monts McGerrigle et le mont Albert au loin. C’est un vrai belvédère naturel sur les sommets gaspésiens.
On remarque aussi que les sentiers sont plus fréquentés que les jours précédents. Pas étonnant : les vacances ont commencé hier pour la majorité des Canadiens. Malgré le monde, la balade reste agréable et bien aménagée.
Premier orignal en liberté !
En repartant nous voyons notre 1er Orignal dans son milieu naturel. Il était tout calme et n’avait pas l’air d’avoir trop peur de nous.
En début d’après-midi, on reprend la route en direction de Gaspé. Ce tronçon-là se mérite : on commence par environ 60 km de route en gravier. Puis, pour couronner le tout, une bonne trentaine de minutes se fait sous une pluie battante et un vent puissant, rendant la conduite plus compliquée. Mais à l’approche de Gaspé, le ciel s’éclaircit enfin.
Et là, belle surprise : on s’installe sur un spot en bordure du golfe du Saint-Laurent, avec une vue dégagée sur l’eau. Quelques instants plus tard, on aperçoit des phoques qui nagent non loin du rivage. Cette fin de journée calme au bord de l’eau valait bien les secousses du trajet.
📍 Notre randonnée du jour :
Boucle du Mont Ernest-Laforce – Parc national de la Gaspésie ⭐⭐⭐
- Distance : 4,5 km (boucle)
- Durée : 2 heures de marche
- Dénivelé : ~150 m
- Niveau : Facile à intermédiaire (montée régulière première moitié)
- Point culminant : Vue panoramique 360° sur monts Chic-Chocs
- Paysages : Forêt boréale + sommet dégagé
- Faune : Secteur connu pour orignaux (surtout tôt matin/fin journée)
- Accès : Via route 299, stationnement au départ du sentier
- Tarif : Entrée parc payante (~10 CAD, carte Sépaq acceptée)
Jour 14 : De la rivière Émeraude à Percé – déceptions, découvertes et chamallows grillés
Des phoques au réveil
Au réveil, les phoques sont toujours là, flottant tranquillement dans les eaux du golfe du Saint-Laurent. Cette vue nous accompagne pendant le petit-déjeuner. Puis, on lève le camp en direction de notre premier arrêt du jour : la rivière Émeraude, censée être un petit joyau naturel avec une eau turquoise.
En préparant le voyage, j’avais noté que le site était gratuit. Mais en arrivant sur place, on découvre qu’il faut payer 30 $ pour accéder à un petit sentier d’à peine un kilomètre. Ce n’est ni un parc fédéral (donc non inclus dans l’accès gratuit cette année), ni un parc SEPAQ (alors que nous avons un abonnement). On est un peu agacés par cette privatisation systématique de la nature. Du coup, on décide de ne pas y aller. Même en étant travel planner, il y a des infos qui échappent, ou qui changent au fil des saisons !
On reprend donc la route vers Percé. En arrivant, on découvre un joli village très touristique : motels, restaurants, boutiques souvenirs…. Le lieu est charmant, et bien sûr, le célèbre rocher de Percé attire l’œil immédiatement. Il est possible de faire des croisières pour aller observer les baleines, ou de faire le tour du rocher en bateau.
Le rocher, reste spectaculaire à observer depuis la plage. En se baladant, on tombe sur une scène un peu triste : un marsouin échoué sur le sable. Ce n’est pas joyeux, mais ça fait aussi partie des réalités de la nature.
Malgré tout, on passe un bon moment à Percé. Le village ne compte que 3 000 habitants mais accueille un flux touristique énorme pendant la saison, avec à peine 7 personnes au km² le reste de l’année.
Direction Chandler pour la nuit
En fin de journée, on prend la route vers Chandler. Cette portion de la Gaspésie offre moins de spots de nuit facilement accessibles ou autorisés. On finit par s’installer près de la mer. Il fait gris, mais il ne pleut pas encore, alors on en profite pour faire une petite balade, cette fois dans un décor un peu plus fleuri. Ce soir, pas de baleine ni de phoque à l’horizon… mais des chamallows grillés au feu de bois. Parce qu’un road trip sans chamallow grillé, ce n’est pas un vrai road trip.
📍 Nos visites du jour :
Rivière Émeraude (près de Percé)
- Localisation : Coin-du-Banc (~10 km à l’ouest de Percé)
- Anciennement : Accès libre et gratuit
- Aujourd’hui : Entrée payante 30 $ pour famille (tarif 2025)
- Sentier : Très court, environ 1 km jusqu’au bassin turquoise
- Type : Site privé (ni parc fédéral, ni Sépaq)
- Notre avis : Rapport qualité-prix discutable pour nous
- Alternative : Nombreuses autres rivières gratuites au Québec
Percé :
- Arriver tôt le matin ou fin d’après-midi (moins de monde)
- Stationnement difficile en haute saison avec camping-car
- Restaurants chers (village touristique)
- Belle carte postale mais très « attrape-touristes »
- Si budget limité : se contenter de la vue gratuite depuis plage
Jour 15 : Entre pluie, rivières limpides et une ferme incroyable
Visite de la rivière Bonaventure
Ce matin, on se réveille sous un ciel bien gris. Le temps n’annonce rien de bon pour l’après-midi, avec de la pluie prévue assez tôt, alors on décide de partir rapidement pour profiter un peu avant d’être trempés.
On avait prévu de visiter URA, un centre dédié à la vie marine avec une balade éducative, mais avec le temps incertain, on préfère tracer.
Direction la rivière Bonaventure, réputée pour la limpidité de ses eaux. Une fois sur place, on confirme sa réputation : l’eau est vraiment claire. Évidemment, avec le ciel couvert, la rivière n’a pas la couleur turquoise des photos qu’on avait vues en préparant le voyage, mais le lieu reste beau et apaisant. On y voit passer pas mal de canoës. C’est un endroit calme, bien entretenu, qui donne envie de rester plus longtemps s’il faisait meilleur.
Après cette pause nature, on reprend la route vers Saint-Siméon, en direction d’un spot conseillé par Vivre d’aventure, une famille angevine qui voyage à long terme et qu’on suit depuis un moment. Ils étaient passés par là en juin dernier et avaient partagé cette adresse.
En chemin, comme le soleil tente une réapparition, on s’arrête au quai de Caplan. L’odeur d’algues est bien présente, mais le vent aide à la faire oublier. Le coin est simple, mais agréable pour une courte pause au bord de l’eau.
Arrivée à la Ferme Bourdages : coup de cœur absolu !
On finit par arriver à notre spot du soir. C’est une ferme de fraises familiale, la Ferme Bourdages, qui accueille les voyageurs de passage. Il y a un commerce attenant où l’on peut acheter tout un tas de produits faits maison : smoothies incroyables, tartes aux fraises, produits à l’érable, miel, légumes du jardin… Il est même possible de faire la cueillette soi-même.
Mais surtout, ils ont construit une petite maison d’accueil en face de la leur, totalement ouverte, avec douche, machine à laver, sèche-linge, fauteuils, wifi, électricité, et même une aire de vidange pour les camping-cars. Le tout gratuitement. Un endroit plein de générosité, de bons produits, et de calme. Merci à cette belle initiative québécoise !



📍 Nos visites du jour :
Rivière Bonaventure ⭐⭐
- Localisation : Ville de Bonaventure
- Réputation : Une des rivières les plus claires du Québec
- Activités : Canoë, kayak, pêche au saumon (permis requis)
- Accès : Gratuit, plusieurs points d’observation
- Particularité : Eau exceptionnellement limpide
- Durée visite : 30 min à 1h (observation depuis berge)
- Location canoë : Plusieurs pourvoiries dans le secteur
- Notre avis : Joli mais couleur dépend beaucoup de l’ensoleillement
Ferme Bourdages – Saint-Siméon ⭐⭐⭐ COUP DE CŒUR
- Adresse : Saint-Siméon-de-Bonaventure
- Type : Ferme familiale de fraises + accueil voyageurs
- Services offerts GRATUITEMENT :
- Stationnement nuit pour camping-cars/vans
- Maison d’accueil avec douche chaude
- Machine à laver et sèche-linge
- Fauteuils, espace repos
- Wifi gratuit
- Électricité
- Aire de vidange VR
- Fonctionnement : Don libre pour services, achats volontaires boutique
- Ambiance : Familiale, accueillante, généreuse
- Notre avis : EXCEPTIONNEL, à recommander à 1000% !
Jour 16 : Du Québec au Nouveau-Brunswick – frontières, langue et histoire
Changement de province et de fuseau horaire
Ce matin, nous quittons le Québec pour entrer dans une nouvelle province canadienne : le Nouveau-Brunswick. La frontière naturelle entre les deux est marquée par la rivière Ristigouche, un cours d’eau emblématique qui sépare non seulement deux territoires… mais aussi deux langues et deux cultures.
D’un côté de la rivière, le français domine, de l’autre, l’anglais prend le relais. On s’en rendra compte assez vite lors d’un arrêt dans un supermarché : comme d’habitude, on parle français, mais la vendeuse nous regarde un peu bizarrement, sans vraiment faire d’effort pour comprendre. Le temps de réaliser que nous avons changé de province, on s’adapte et on poursuit en anglais. Bienvenue au Nouveau-Brunswick !
Autre détail amusant : le décalage horaire. Il suffit de rouler un peu pour gagner ou perdre une heure. Résultat, le téléphone devient complètement fou .
Nous arrivons à Campbelton sous un grand soleil. Cette petite ville, située le long de la baie des Chaleurs, est vraiment agréable. Ici, le saumon est roi : on en retrouve en décoration un peu partout, clin d’œil à la pêche sportive qui fait la renommée de la région.
Une promenade sur le front de mer permet aussi d’admirer un phare charmant, parfait pour une pause photo. L’ambiance est calme, maritime, idéale pour ralentir le rythme après la route.
Nous retraversons ensuite la rivière pour visiter le musée historique de la Bataille-de-la-Ristigouche, un site passionnant géré par Parcs Canada.
Un peu d’histoire
Ce lieu raconte la dernière bataille navale entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord, en 1760, durant la guerre de Sept Ans. Cette bataille marque la fin de la présence militaire française au Canada. Les navires français, remontant la rivière Ristigouche pour ravitailler la Nouvelle-France, y furent interceptés par la flotte britannique.
Le musée présente :
des artefacts retrouvés dans la rivière (canons, objets du quotidien, épaves),
des expositions interactives,
et un excellent contexte historique pour comprendre les enjeux de l’époque.
Nous y passerons un bon moment, tant le site est bien fait et instructif.
Direction Saint-Quentin : nuit moins glamour
Nous reprenons la route pour environ 1h45 afin de rejoindre notre spot du soir à Saint-Quentin. Et là… clairement, ce ne sera pas notre meilleure nuit du voyage.
Nous dormons à côté d’un fast-food, sur un parking partagé avec d’autres poids lourds. Entre les arrivées tardives des camions avec leurs moteurs diesel qui tournent, les départs très matinaux à 5h du matin avec les coups de klaxon et les manœuvres bruyantes, et l’éclairage public qui reste allumé toute la nuit… la nuit est courte et agitée. Résultat : sommeil bien pourri pour tout le monde.
Mais bon… on ne peut pas dormir tous les soirs au bord du Saint-Laurent, bercés par les cris des lions de mer et le bruit apaisant des vagues. Le voyage, c’est aussi ça : des moments magiques et d’autres un peu moins glamour ! Ça fait partie de l’aventure du camping-car, et on a appris à relativiser. Demain sera une meilleure journée.
📍 Nos visites du jour :
Campbelton – La ville
- Population : ~7 000 habitants
- Localisation : Baie des Chaleurs, rive du Nouveau-Brunswick
- Réputation : Capitale de la pêche au saumon
- À voir :
- Front de mer et promenade
- Phare photogénique
- Sculptures de saumons
- Vue sur baie des Chaleurs
- Ambiance : Calme, maritime, anglophone
- Durée visite : 1-2h de flânerie
- Stationnement : Gratuit près du front de mer
Musée de la Bataille-de-la-Ristigouche ⭐⭐⭐
- Gestion : Parcs Canada
- Adresse : Pointe-à-la-Croix (côté Québec, juste en face de Campbelton)
- Tarif : ~5 CAD/adulte, gratuit enfants selon âge
- Durée visite : 1h à 1h30
- Type : Musée historique + artefacts archéologiques
- Période couverte : Guerre de Sept Ans (1756-1763)
- Points forts :
- Artefacts authentiques retrouvés dans la rivière
- Canons, boulets, objets du quotidien des marins
- Expositions interactives et cartes animées
- Thématique : Dernière bataille navale franco-britannique en Amérique du Nord (1760)
- Notre avis : Passionnant, même pour non-férus d’histoire
- Idéal famille : Oui, interactif pour enfants
Jour 17 : Le lac Témiscouata et le camping du parc du Mont Citadelle
Départ après une nuit agitée
Après une nuit pas des plus reposantes (merci aux camions bruyants de Saint-Quentin…), on est contents de reprendre la route. On se sent un peu fatigués mais motivés pour rejoindre le lac Témiscouata, ce grand lac qui s’étire entre le Québec et le Nouveau-Brunswick.
Nous prenons la route pour environ 2h30 de trajet en direction du lac Témiscouata, un immense lac niché entre le Québec et le Nouveau-Brunswick. On sera tout proche de la frontière avec les USA. La route est agréable, bordée de forêts, et donne déjà un avant-goût de la nature sauvage qui nous attend.
Le lac Témiscouata
Avec ses 45 km de long, le lac Témiscouata est l’un des plus grands lacs du Québec. Depuis des siècles, il est un lieu stratégique : autrefois utilisé par les Premières Nations, puis par les explorateurs et les militaires, il constituait un axe de communication important entre le fleuve Saint-Laurent et l’Acadie.
Aujourd’hui, le lac est très prisé pour :
la baignade,
le kayak et le canoë,
la randonnée,
et le camping.
Cependant, l’accès au lac n’est pas toujours simple. Nous avons volontairement évité le côté le plus touristique, avec plages aménagées, épiceries et infrastructures fréquentées. En revanche, cela complique un peu les choses : beaucoup d’accès sont privés ou interdits.
Après quelques recherches, nous trouvons finalement un accès au poste d’accueil de la passerelle. Nous entamons une petite marche, profitons du calme et de la forêt environnante, avant de faire demi-tour. Le ciel commence à se couvrir sérieusement et la météo devient moins engageante.
Changement de plan : direction le parc du Mont Citadelle
Plutôt que d’insister, nous décidons de rejoindre notre camping du soir : le camping du parc du Mont Citadelle.
Ce parc régional est situé dans une ancienne zone stratégique, autrefois utilisée pour la surveillance et la défense du territoire. Aujourd’hui, il offre :
des emplacements de camping spacieux,
des sentiers de randonnée,
et une vue imprenable sur la région environnante.
Gros bonus pour les enfants : une piscine. Les filles en profitent pleinement avant que la pluie n’arrive, pendant que nous savourons ce moment de calme.
Lors du check-in, le gérant — qui nous semble légèrement alcoolisé — nous informe qu’il y a 50 % de réduction sur les burgers jusqu’à 21h au restaurant du camping.
On hésite un peu. Le camping est presque vide et on craint que le resto ne ferme plus tôt que prévu. Finalement, on décide de manger tôt, histoire de ne pas rater l’occasion.
Quand nous arrivons au restaurant, le gérant nous fait comprendre qu’il allait justement fermer… alors qu’une famille sort à peine de table. Moment un peu gênant. On se dit qu’au pire, on a tout ce qu’il faut dans le camping-car.
Mais là, surprise : il est finalement très sympa et décide de réouvrir les cuisines juste pour nous.
📍 Nos visites du jour :
Lac Témiscouata – Informations générales
- Longueur : 45 km
- Profondeur maximale : 73 mètres
- Localisation : Entre Québec et Nouveau-Brunswick
- Origine du nom : Malécite (« là où il y a beaucoup d’eau profonde »)
- Histoire : Voie de communication ancestrale (Premières Nations, explorateurs)
- Activités : Baignade, kayak, canoë, pêche (doré, brochet, perchaude)
Parc du Mont Citadelle ⭐⭐
- Type : Parc régional avec camping
- Localisation : Près du lac Témiscouata
- Histoire : Ancienne zone de surveillance stratégique (XIXe siècle)
- Services camping :
- Emplacements spacieux avec électricité
- Piscine (très appréciée !)
- Douches chaudes
- Buanderie
- Restaurant (horaires variables)
- Aire de jeux enfants
- Activités : Sentiers de randonnée, vue panoramique
- Tarif : ~35-40 CAD/nuit avec services complets
- Ambiance : Familial, tranquille, bon rapport qualité-prix
Jour 18 : Kamouraska, perle du Bas-Saint-Laurent
Une nuit brève mais réparatrice
Le temps est encore un peu bof ce matin. La piscine prévue tombe à l’eau, alors on prend la route directement en direction de Kamouraska, l’un des plus beaux villages du Bas-Saint-Laurent.
Kamouraska : un village chargé d’histoire
Kamouraska est connu pour son patrimoine exceptionnel, ses paysages ouverts sur le fleuve et son atmosphère paisible. Le village a été fondé au XVIIᵉ siècle et a longtemps attiré les familles seigneuriales et bourgeoises, venues profiter de l’air marin et des panoramas sur le Saint-Laurent.
En nous promenant dans le village, on découvre de nombreuses maisons ancestrales magnifiquement conservées. Ce qui rend la visite encore plus intéressante, ce sont les panneaux installés devant plusieurs habitations, où les propriétaires racontent l’origine de leur maison, son année de construction et parfois même l’histoire des familles qui y ont vécu. Une façon simple et authentique de faire vivre le patrimoine.
Malgré le vent, nous descendons ensuite vers le fleuve Saint-Laurent, que l’on retrouve ici toujours aussi immense et impressionnant. À Kamouraska, le fleuve ressemble presque à une mer intérieure, avec ses grandes marées, ses îles au large et ses lumières changeantes. Même par temps gris, le spectacle reste saisissant.
Dans l’après-midi, direction le Grand Labyrinthe de Kamouraska, réputé pour être le plus grand labyrinthe de maïs au monde.
Et franchement… il est énorme.
Plus de kilomètres de sentiers,
des balises à trouver,
et une orientation parfois vraiment compliquée.
Il fait beaucoup plus chaud que prévu et nous n’avons clairement pas assez d’eau. Avec Lili, nous parcourons plus de 12 km, avant de rentrer par un chemin extérieur, un peu rincés.
De leur côté, Louna, Emy et Timothée sont bien décidés à relever le défi jusqu’au bout : trouver toutes les bornes du labyrinthe. Mission accomplie, mais ils arrivent complètement assoiffés. Une bonne douche plus tard, tout le monde est remis d’aplomb.
Soirée à la Pointe Sèche : du cirque sur les falaises
En soirée, direction la Pointe Sèche, un lieu spectaculaire en bord de fleuve. J’avais repéré un spectacle de cirque contemporain, installé directement sur les falaises.
Et franchement, c’était magnifique.
Les artistes (pour la plupart venant du cirque du soleil) utilisent la roche comme terrain de jeu :
danse verticale sur les falaises,
chorégraphies au sol,
jeux d’équilibre et de hauteur.
Le cadre naturel sublime la performance et donne une dimension presque irréelle au spectacle. L’équipe est incroyablement douée, et l’ensemble dégage une vraie poésie. Une très belle façon de terminer la journée.
Ne trouvant rien d’exceptionnel pour dormir dans le coin, nous demandons l’autorisation de passer la nuit sur le parking. L’accueil est très bienveillant, et on nous accepte gentiment.
📍 Nos visites du jour :
Kamouraska – Le village ⭐⭐⭐
- Classement : Un des plus beaux villages du Québec
- Fondation : XVIIe siècle
- Population : ~700 habitants
- Patrimoine : Maisons ancestrales (XIXe siècle) exceptionnellement préservées
- Particularité : Panneaux historiques devant les maisons (racontés par propriétaires)
Grand Labyrinthe de Kamouraska ⭐⭐
- Réputation : Plus grand labyrinthe de maïs au monde
- Superficie : Plusieurs hectares de maïs
- Distance : Plusieurs kilomètres de sentiers (facilement 10-15 km selon parcours)
- Durée : 1h30 à 3h selon ambition et orientation
- Difficulté : Moyenne à élevée (vraiment grand, on peut se perdre !)
- Système : Balises à trouver pour valider parcours complet
- Tarif : ~15-20 CAD/adulte (à vérifier)
- Saison : Juillet à octobre (selon hauteur du maïs)
Spectacle de cirque – Pointe Sèche ⭐⭐⭐
- Type : Cirque contemporain sur falaises
- Lieu : Falaises naturelles bord du Saint-Laurent
- Disciplines : Danse verticale, acrobaties, trapèze, jonglerie
- Artistes : Plusieurs du Cirque du Soleil
- Durée spectacle : ~1h30
- Tarif : ~30-40 CAD/adulte (à vérifier selon programmation)
- Ambiance : Magique, fusion art et nature
- Notre avis : Coup de cœur absolu, moment d’émotion
Jour 19 : Wendake, immersion dans la culture huronne-wendat
Départ matinal et contretemps sur la route
Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de reprendre la route. Le voyage touche doucement à sa fin, il nous faut désormais nous rapprocher de Montréal. Direction Québec, avec quelques idées de haltes en chemin.
Une érablière… ou presque
Sur la route, nous avions très envie de nous arrêter dans une érablière. Impossible d’être au Québec sans s’intéresser à l’or blond ! Mais en arrivant devant le lieu repéré, surprise : ce n’est qu’une ferme. Ici, pas de visite improvisée. Il faut prendre rendez-vous à l’avance pour que le propriétaire s’organise et accueille les visiteurs.
Je l’avais pourtant contacté quelque temps auparavant, sans jamais avoir de retour. On a tenté notre chance… sans succès. Ce n’est pas bien grave : la saison ne s’y prête pas vraiment, et lors de notre excursion en forêt boréale, notre guide nous avait déjà longuement expliqué le fonctionnement de la récolte de l’eau d’érable et sa transformation en sirop. On reprend donc la route, sans regret.
Cap sur Wendake… avec un contretemps
Notre vraie étape du jour, c’est Wendake, tout près de Québec. Nous souhaitions absolument nous y arrêter pour en apprendre davantage sur la culture huronne-wendat, un peuple autochtone dont l’histoire est intimement liée à celle du Québec.
Mais le voyage n’est jamais un long fleuve tranquille : un accident sur la route nous plonge dans d’importants bouchons. Le temps passe, l’horaire de visite approche… J’appelle le centre culturel pour les prévenir de notre retard. Heureusement, ils sont très rassurants : « Ne vous inquiétez pas, vous rejoindrez la visite en cours de route. »
Finalement, nous arrivons avec plus de 30 minutes de retard… et la visite commence tout juste.
Wendake : une communauté bien vivante
Wendake n’est pas un musée à ciel ouvert, c’est un quartier vivant, où environ 2 000 Hurons-Wendat habitent encore aujourd’hui. Ici, la culture n’est pas figée dans le passé : elle se transmet, s’adapte et continue d’exister au quotidien.
Notre guide est exceptionnel. Il fait lui-même partie de la communauté, et cela change tout. Son récit est incarné, sincère, profondément humain. Il nous parle de l’histoire de son peuple, autrefois appelé les Hurons par les colons français, mais qui se nomment eux-mêmes Wendat, ce qui signifie « le peuple de l’île » ou « le peuple qui vit ensemble ».
Une culture fondée sur l’équilibre et le respect
Chez les Hurons-Wendat, la relation à la nature est centrale. Tout est pensé autour de l’équilibre : entre les êtres humains, les animaux, les plantes et les esprits. Rien n’est pris sans raison, rien n’est gaspillé.
La place de la femme est particulièrement marquante. La société wendat est matrilinéaire : ce sont les femmes qui transmettent le nom, les biens et l’appartenance au clan. Elles jouent aussi un rôle politique majeur, notamment dans le choix des chefs. Elles sont les gardiennes de la terre, des traditions et de la mémoire collective.
Aujourd’hui encore, cette vision influence la communauté, même si elle a dû s’adapter au monde moderne. Wendake cherche à préserver ses racines tout en regardant vers l’avenir : tourisme culturel, artisanat, gastronomie, transmission de la langue wendat… autant de moyens de faire vivre leur identité.
Des contes pour transmettre les valeurs
Un moment particulièrement fort de la visite est celui où notre guide nous raconte des contes traditionnels, ceux que l’on raconte encore aujourd’hui aux enfants. Ces histoires ne sont pas de simples légendes : elles servent à transmettre des valeurs essentielles comme la bienveillance, le respect des autres, l’écoute et l’harmonie avec la nature.
On sent à quel point l’oralité est importante dans cette culture. Chaque récit a un sens, une morale, un enseignement pour grandir et mieux vivre ensemble.
La roue de médecine
La visite se termine par un atelier manuel : la fabrication d’une roue de médecine. Cet objet symbolique représente l’équilibre entre le corps, l’esprit, le cœur et l’âme, ainsi que les cycles de la vie et des saisons. Elle est censée protéger, éloigner la maladie et rappeler l’importance de l’harmonie intérieure.
Créer sa propre roue, même de manière simple, est un moment à la fois apaisant et profondément symbolique. Une belle façon de conclure cette immersion culturelle.
Dernière ligne droite vers Montréal
Après ce très beau moment à Wendake, il est temps de reprendre la route, direction Montréal. Une étape un peu particulière nous attend : échanger notre grand camping-car, fidèle compagnon de route, contre une petite voiture de location, celle que nous avions déjà utilisée à l’aller.
Un changement qui marque clairement la fin de l’aventure…
📍 Nos visites du jour :
Wendake – La communauté ⭐⭐⭐
- Localisation : Banlieue de Québec (~15 km du centre-ville)
- Type : Réserve huronne-wendat (communauté vivante, pas musée)
- Population : ~2 000 Hurons-Wendat
- Langue : Wendat (enseignée), français, anglais
- Particularité : Seule nation huronne-wendat au Canada
💡 Nos conseils :
Wendake – Visite générale :
- Réserver visite guidée à l’avance (places limitées)
- Prévoir 2h30 minimum (visite + atelier)
- Arriver 10-15 min avant (accueil, intro)
- Questions bienvenues (guides adorent partager)
- Respect essentiel (lieu sacré pour communauté)
Jour 20 : Une journée de Canadiens en vacances au lac Simon
Grand ménage du camping-car
Ce matin, pas de visite ni de kilomètres à avaler dès l’aube. Avant de poursuivre notre route, une mission nous attend : le grand ménage du camping-car. On vide, on nettoie, on range… un rituel presque solennel qui marque la fin d’une belle parenthèse sur la route. Ce véhicule a été notre maison pendant des jours.
Changement de gabarit
Une fois le ménage terminé, nous partons récupérer notre minuscule voiture de location. Le contraste est assez saisissant après tant de jours passés dans notre grand camping-car ! Direction ensuite le loueur pour restituer le véhicule. C’était un particulier, et tout se passe parfaitement bien, simplement et sans stress. Encore une fois, les rencontres et les échanges humains rendent ce voyage particulièrement agréable.
Cap sur le lac Simon
Nous reprenons ensuite la route, direction le lac Simon. Ici, pas de programme chargé, pas de visites à cocher sur une liste. Juste l’envie de vivre une journée comme des Canadiens en vacances.
Et c’est exactement ce que nous faisons.
On se pose tranquillement au bord du lac, on sort le pique-nique, on profite du calme, de l’air frais et de cette nature omniprésente. Les enfants jouent dans l’eau.
Farniente et esprit de famille
En fin de journée, nous rejoignons notre hôtel, plutôt sympa et surtout très confortable. De bons lits, une vraie pause après les nuits nomades… et un détail que j’aime particulièrement : nous sommes tous dans la même chambre.
Lac Simon ⭐⭐
- Distance de Montréal : ~60 km (environ 1h route)
- Type : Lac naturel, peu touristique
- Population locale : Oui (familles québécoises en vacances)
- Accès : Plage publique gratuite
- Activités : Baignade, pique-nique, farniente
- Eau : Fraîche mais agréable
- Ambiance : Familiale, décontractée, authentique
- Durée : 3-4h de détente totale
Jour 21 : Fin de l'aventure canadienne
Dernière matinée au Québec : Mont-Tremblant
Ça y est… dernier jour de notre road trip au Canada.
Ce soir, à 23h, nous prendrons l’avion tous les quatre. Louna, elle, avait commencé l’aventure un peu avant nous et la terminera un peu après, direction Ottawa.
Mais avant de tourner cette page, il nous reste encore une journée à savourer.
Une escapade au Mont-Tremblant
Pour cette ultime journée, nous avons choisi de nous offrir une virée au Mont-Tremblant.
Imaginez une station de ski… en plein été.
Un mini-village ultra-touristique, des maisons colorées qui donnent presque l’impression d’être dans un décor de Disneyland, des boutiques à chaque coin de rue, des terrasses animées… et même un téléphérique gratuit pour éviter de grimper la rue principale à pied. Plutôt pratique !
En haut, l’ambiance est résolument familiale :
luge d’été,
trampolines élastiques pour les enfants,
vendeurs de glaces un peu partout…
Le tout donne un petit air de Chamonix version québécoise.
Un cadre sympa… mais pas un coup de cœur
À côté du village, on retrouve évidemment un lac (le Canada ne déçoit jamais de ce côté-là 😄), quelques petits bateaux, des hôtels bien intégrés dans le paysage et une chute d’eau accessible par une courte balade.
C’est agréable, bien aménagé, parfait pour une sortie en famille… mais soyons honnêtes : ce n’est clairement pas notre coup de cœur du séjour. Après avoir découvert des espaces naturels immenses et sauvages, l’aspect très touristique de Mont-Tremblant contraste un peu avec ce que nous avons le plus aimé au Canada.
Retour à Montréal
En fin d’après-midi, nous reprenons la route direction Montréal.
Une petite pause s’impose pour déposer Louna à la gare.
Nous rendons ensuite la voiture de location, échangeons quelques mots avec un chauffeur Uber adorable, et nous voilà à l’aéroport aux alentours de 20h.
Les sacs sont prêts, les souvenirs bien rangés dans nos têtes (et nos téléphones).
📍 Notre dernière journée:
Mont-Tremblant ⭐⭐
- Distance de Montréal : ~130 km (environ 1h45)
- Type : Station de ski convertie en destination estivale
- Population : Village touristique (pas de résidents permanents dans le centre)
- Ambiance : Familiale, commerciale, type « parc d’attractions montagne »
Activités estivales disponibles :
- Luge d’été sur rail (~15-20 CAD/descente)
- Trampolines élastiques (~10-15 CAD)
- Mini-golf (~15 CAD)
- Tyroliennes au-dessus du lac (~40-50 CAD)
- Mur d’escalade (~20-30 CAD)
- Parcours accrobranche (~50-70 CAD selon niveau)
- Location vélos, kayaks, pédalos
Soirée : Aéroport Montréal-Trudeau
- Check-in : 3h avant vol international (obligatoire)
- Sécurité : Prévoir temps (peut être long)
- Boutiques duty-free : Derniers souvenirs sirop d’érable !
- Restaurants : Peu de choix, chers, qualité moyenne
- Wifi : Gratuit dans aéroport
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